Archive for the 'la vie du web' Category

Bernard Montiel est toujours vivant.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire en cherchant son nom sur google, Bernard Montiel est toujours vivant. “Victime” d’un gag de l’ami Lapin_Blanc, Bernie a désormais compris que pour exister médiatiquement il était plus simple de se poser en martyr du web que d’essayer d’être drôle, et ça semble bien fonctionner si l’on en croit l’intérêt que la chaîne poubelle TF1 porte à l’affaire. Décryptage.

SACRE BERNARD MONTIEL, VRAIMENT, INTERNET EST TROP MECHANT :<

Continue reading ‘Bernard Montiel est toujours vivant.’

Interview d’Éric Dubois

Aujourd’hui j’ai interviewé Éric Dubois, poète qui pratique le personal branding hardcore. Allez coco, on shunte et c’est à toi.

Interview d'Eric Dubois - Poète - Rejeté par Thomas Clément :((

Continue reading ‘Interview d’Éric Dubois’

Pourquoi le droit à l’oubli est une préocupation d’adultes dépassés.

Salut.

Ce n’est vraiment pas l’heure à laquelle il est sage de se lancer dans un billet, mais le jour où je serai raisonnable je pourrai supprimer ce blog. La raison de ce billet est simple, ces derniers temps, les cris de jeunes pucelles habituels lorsqu’on évoque l’identité numérique, et qui étaient jusqu’alors l’apanage de vieux journalistes et de politiques, gagnent le terrain des blogueurs appartenant à ma tranche d’âge, et ça me fout un peu les boules.

blog-privacy01

Car bon, que des vieux flippent face à Internet, je trouve ça plutôt normal. Si ça avait existé à leur époque, n’importe qui aurait pu savoir qu’ils s’étaient amusés à voler des moteurs de bateaux, fumer du shit ou changer des plaques minéralogiques. Mais que des “jeunes” de mon âge se la jouent Pascal le grand frère et pondent des billets en enfilant des vidéos terrifiantes et nous gerbent d’un ton moralisateur et faussement préoccupé des phases du style “On peut en rire, oui, mais demain, quelle insertion professionnelle pour ces enfants qui aujourd’hui essaiment le net de vidéos naïves et potentiellement scabreuses ?” ça me contrarie.

Pourquoi ? Et bien la raison est relativement simple. Je suis sur Internet depuis plus ou moins 10 ans. Les premières traces que je parviens à retrouver de moi sur le net datent de l’époque où j’avais quinze ans. Je me suis amusé une fois à relire les messages laissés sur d’obscurs forums. J’ai ressenti un grand malaise. J’étais relativement prétentieux, pas toujours très fin, j’avais manifestement un besoin de reconnaissance relativement important. Mais bordel. J’avais quinze putains d’années. Si je pouvais effacer ces messages d’un coup de baguette, le ferais-je ? Je ne pense pas. Pour être honnête, j’en aurais sans doute la tentation. Mais ne voyez vous pas là l’occasion qui nous est offerte par la persistance des traces laissées sur Internet ? La possibilité pour la première fois, d’avoir à assumer son parcours de vie dans son ensemble, y compris les épisodes moins glorieux, quand bien même serait-ce sous la contrainte ? La possibilité de faire enfin évoluer la conception que l’on a de notre existence, dans notre rapport à nous même et dans notre rapport à l’autre ? Dans notre rapport à l’échec, à l’erreur de jugement, au manque de discernement, propres aux jeunes années.

Ce que je veux dire, c’est que de mon point de vue, il est vain de vouloir contrôler son identité sur le très long terme sur Internet. On arrive à une certaine maturité en terme d’usage mainstream du réseau, et on commence à voir des résidus “indésirables” apparaître sur les premières plateformes UGC (forums, premiers sites de rencontres) du coup, forcément, ça anime les discussions. Des boîtes se créent, vous proposent des nettoyages contre espèces sonnantes et trébuchantes, nos politiques sautent sur le créneau, en se disant qu’ils arriveront à faire passer des mesures restrictives pour protéger certains lobbys du même coup.

C’est puant. C’est petit. Vous avez été une grosse merde à au moins un moment de votre vie. Acceptez-le. Vivez avec. Reconnaissez-le. Et acceptez que ce soit le cas pour les autres. Pire. Si vous tentez d’effacer les traces mais que quelqu’un parvient à les retrouver, votre simple tentative de dissimulation convaincra la personne de publier ses petites trouvailles partout où elle le pourra (Effet Streisand). Projetons-nous. Nous sommes dans 10 ans. Bénédicte, dont j’ai posté une vidéo un peu plus haut, vient faire acte de candidature dans mon entreprise (ouais, dans 10 ans j’ai monté ma boîte j’ai racheté Fred & Farid et j’ai licencié tout le monde, le gros kiff). Car je suis un gros porc et que j’aime mater des vidéos d’ados en maillot de bain sur youtube, j’avais vu sa prestation, 10 ans plus tôt. Et car je suis vraiment physionomiste quand il s’agit de boule et de seins, je la reconnais directement. Soit. Les craintes avancées par tous les péquenots actuellement sont qu’en tant qu’employeur, je me dise “oh non, cette grognasse a fait l’otarie une fois quand elle avait 17 ans, je ne vais pas l’embaucher !”. C’est con. C’est quoi cette réaction de puritains à retardement ? On se la joue à l’Américaine, preux et purs en façade, dévergondés en mode double pénétration derrière le rideau ?

Est-ce que parce-que Bénédicte a joué à l’otarie en maillot 2 pièces je dois avoir peur de l’embaucher ? Est-ce que parce que Jean-jean était bourré pour ses 20 ans et qu’il reste des photos de lui sur Facebook il risque de mettre en péril ma société ? Wake up. Nous sommes tous des putains d’humains. Et c’est vrai au travail comme à la maison. Pour moi il faut abolir la différence des comportements entre le lieu de travail et la maison. Tout du moins sur certains points. On nous demande de nous travestir pour bosser, et ce qui peut sembler anodin fini par baiser complètement une société.

Je schématise mais pour avoir un boulot, il faut être le mec qui ne boit pas, qui ne se drogue pas, qui n’aime pas baiser, qui ne fait jamais de blagues douteuses, qui s’habille bien c’est à dire comme tout le monde et surtout qui ne critique personne, surtout pas les clients potentiels. C’est un jeu de pute. Des putes qui joueraient les dupes. Et moi si Internet pouvait venir foutre un peu la merde dans ce jeu là, je serais vachement content.

Quel avenir voulez vous ? Un avenir où les recruteurs qui chercheront le nom de vos enfants sur google avant de les employer ne tomberont que sur les résultats que le cabinet d’e-réputation aura été chargé de laisser apparaître, contre un abonnement mensuel de 200€ ? Ou un avenir où OUI, les recruteurs tomberont peut être sur une photo de votre fille les seins à l’air pendant ses VACANCES via un quelconque réseau social dont elle aura oublié de régler les paramètres de confidentialité, mais où les mêmes recruteurs auront l’intelligence suffisante pour effectuer une prise de distance, et ne baser leur jugement que sur ce qu’ils estiment avoir à prendre en compte pour le choix qui sera le leur, à savoir recruter une nouvelle collaboratrice ?

J’ai peut être une haine profonde pour le genre humain dans sa masse la plus crasse, mais je reste un utopique éternel en ce qui concerne l’avenir de la pensée.

Plutôt que de parler de contrôle, il serait plus intelligent de parler d’apprentissage du traitement de l’information. Plutôt que de parler de droit à l’oubli, il me semblerait plus avisé de discourir sur le droit à la prise en considération. Au final, sur le net c’est comme dans les médias, on a de l’information on, et de l’information off. Il y a ce que les gens désirent publier, et ce qu’ils désirent garder pour eux, ou alors ce qu’ils négligent tout simplement de classer et qui se retrouve souvent de fait public. De mon point de vue, le seul contrôle qui vaille est celui qu’on s’applique à soi même, et si je suis d’accord avec l’idée qui exige qu’on informe mieux nos jeunes sur les conditions dans lesquelles ils partagent leurs médias (cf une initiative intéressante, Privacy Icons) je pense pour autant qu’il serait malsain de leur laisser penser que quoi qu’il fassent, ce n’est pas grave puisqu’ils ont un attirail de lois et de services pour gommer leurs erreurs de parcours après coup.

Je conclus. Il faut responsabiliser les gens. Et ça passe par le fait d’assumer l’évolution par laquelle passe chaque individu. Et quand je parle d’évolution je ne prêche pas non plus le pardon absolu sous l’excuse de la jeunesse. Il appartient à chacun de définir son juste milieu. Sans jamais oublier de prendre en compte sa propre évolution et les déboires qui y sont associés. Il faut comprendre que la différence entre la vie privée et le travail ne doit pas passer par une mascarade vestimentaire et comportementale, mais par une plus grande intelligence, qu’on ôte les œillères passéistes et qu’on accepte notre condition d’homme, dans tout ce qu’elle a d’excessif, de border-line, d’alcoolisé. Jusqu’à présent ça ne nous a pas empêché d’inventer plein de choses chouettes. Le fait qu’Internet lève un peu le voile sur cet aspect de la vie des gens ne va pas tout foutre en l’air de ce côté là, soyons sérieux.

blog-privacy02

Bien sûr, ça ne reste que l’avis d’un mec qui à une époque, avait un blog sur l’Internet.

Peace.

edit : ah oui, par extension ça implique de ne pas vouloir annihiler ou contrôler l’effet de meute qui existe sur Internet. Les ados qui s’exhibent le recherchent. Alors bien sûr ils espèrent plus de l’approbation qu’un déferlement de haine. Mais on ne se construit pas qu’avec des compliments. Et un retour de flamme hardcore à la /b/tard est à mon avis plus constructif que tous les services des boîtes à la con qui vous proposent de gérer votre e-réput. On se construit avec les coups dans la gueule que l’on reçoit. Vouloir s’épargner les coups c’est la meilleure façon de terminer avec la même putain de gueule en porcelaine qui est celle des gens quelconques et déconnectés des réalités, qui ne savent pas vraiment ce qu’ils veulent. La vie c’est parfois dur et il y a de beaux connards dehors, je vois pas pourquoi Internet devrait échapper à la règle. Mess with the best, die like the rest.

edit² : Dans les commentaires Norhil me rappelle l’existence de ces très bons articles parus sur Internet Actu :
Vie privée : le point de vue des “petits cons”
http://www.internetactu.net/2010/01/04/vie-privee-le-point-de-vue-des-petits-cons/
La vie privée, un problème de vieux cons ?
http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/
Ainsi que The Societal Benefits of Data Sharing
http://www.1to1media.com/View.aspx?DocId=31350

Car foutre la merde n’est pas ma première passion.

Si vous êtes sur Rennes demain, venez.

AfficheBlog

Les créateurs de possibles

Ou comment l’UMP se paie de la visibilité sur les blogs, à moindres frais.

nkm-possibles

En terme de communication en ligne, je ne sais pas qui est-ce qui les conseille à l’UMP, mais de toute évidence c’est quelqu’un qui bosse à mi-temps. Comment autrement expliquer le fait qu’à un mois d’intervalle, le parti de l’Union pour la Majorité Présidentielle nous sorte un lip-dub à faire pâlir de jalousie notre amie Isabelle et puis, quatre semaines après, nous mène une opération finaude pour préparer le lancement du site communautaire les créateurs de possibles ?

Quel pouvait bien être le brief ? Remettons les choses en place. Le parti majoritaire et accessoirement celui du chef de l’état lance un énième site Internet (il est habitué des sites abandonnés). Problème, cette fois-ci il faut créer l’évènement, donner l’impression que c’est important, que c’est la bonne et que le site ne sera pas laissé en friche dans 6 mois, comme les autres. Solliciter les Jeunes-Pop ? Non, ils gesticulent tellement qu’ils sont parvenus à brouiller eux-même le signal qu’ils génèrent. Comment faire alors ? Arroser les médias amis de communiqués de presse et d’images toutes montées et prêtes à être diffusées aux journaux de 20h ? Ça fait partie de l’arsenal classique, ça ne suffit pas. Non, il y avait un petit truc en plus à trouver. C’est simple mais il fallait y penser : arriver à convaincre des blogueurs qui de prime abord ne sont pas politisés à relayer le lancement du site, avec non pas un point de vue militant mais un point de vue d’expert du web.

Comment y parvenir ? Rien de plus simple. En traitant les blogueurs de la façon dont ils préfèrent être traités : des VIP, des portes paroles du cyber-peuple. Pour cela, il suffisait de les inviter en comité réduit (ça c’est pour l’effet VIP) à discuter avec Nathalie Kosciusko-Morizet et un autre random péon de l’UMP (en l’occurrence Benoist Apparu). NKM, c’est la carte chance du gouvernement. Ils l’utilisent avec parcimonie. Elle est jolie (sur internet on est plus pragmatique, on dit que c’est une MILF), pas trop conne, pas bling-bling pour un sou, et elle jouit d’une image de politique à la pointe (elle est sur twitter et elle raconte parfois des trucs rigolos, et en plus elle répond aux gens, truc de malade pour quelqu’un qui est au gouvernement). Donc. On invite quelques cons de blogueurs, en leur disant qu’ils ont trop de la chance, ils seront pas nombreux, ils auront NKM pour eux tout seuls, ils pourront la toucher un peu, fantasmer à loisir sur son beau visage. On prend soin de choisir un panel varié de blogoputes, donc incluant des mecs qui sont plutôt à gauche, car à l’UMP on pratique l’ouverture, on les laisse discuter de banalités, en leur bourrant bien le crâne au passage car sous ses apparences détendues, l’entrevue aura été préparée par une petite armée de communicants qui manifestement ne sont pas nés de la dernière pluie, et puis on laisse décanter.

nkm-selection

Et… ça marche. Les petits reporters du web reviennent chez eux avec le pénis bien dur, il passent une nuit agitée, et dés le lendemain, dociles comme de braves petits toutous, ils rédigent un petit billet enjoué, en prenant bien la peine de préciser qu’en temps normal, ils ne parlent pas de politique, mais quand même, NKM elle est vachement bonne donc on va faire une exception.

nkm-selectionContente

Première phrase : “J’étais invité hier en comité très réduit à discuter avec Nathalie Kociusko Morizet et Benoist Apparu (on saluera l’accessibilité et l’authenticité)”. Je sais pas toi Greg, mais pour moi, comité réduit et accessibilité c’est un peu antinomique. “J’étais invité à Davos en comité réduit, on saluera l’accessibilité de l’hôtel Hyatt.” J’ai demandé à NKM s’il y avait un live-feed de la rencontre dispo sur twitter, je n’ai pas reçu de réponse et je pense qu’il n’y en avait pas, car on a bien compris que pour que vous en parliez, il fallait que vous ne l’ayez rien que pour vous. JE SUIS JALOUX.

Mais je ne suis pas le seul à avoir été intrigué par votre petit groupe et la façon dont il a été choisi. Fabrice Mandine demande à Nathalie Bonsoir, qu’entendez-vous par une [...] sélection de blogueur ?” et se voit répondre Une sélection de bloggeurs. Et une communauté d’ internautes.”. Super Nath, merci pour l’éclaircissement, j’apprécie ton authenticité.

Au final, l’UMP va se retrouver avec une petite flopée de billets, indexés comme il se doit, sur des blogs qui apparemment ne sont pas politiques, et qui vanteront les mérites de ce nouveau super site communautaire lancé par l’UMP. “Belle révolution en terme de politique et web participatif” s’enthousiasme Baptiste Roynette ! “On ne peut que féliciter la compréhension du web de l’équipe qui a mis en place le projet” déclare notre pote Grégory Pouy ! Moi je dis bravo, c’est bien joué.

Mais. On rigole on rigole, on taille du blogueur, c’est marrant, hélas moi je vois un peu plus loin. Quel est l’intérêt de l’UMP de lancer ce site participatif ? Que penser du fait qu’il soit présenté en marque blanche ? (c’est à dire que l’appartenance à l’UMP n’est pas explicite, même si on nous dit que le logo en reprend les codes graphiques). Je trouve ça suspect. Sous couvert de participatif, sous couvert de vouloir “rassembler” l’UMP cherche surtout à asphyxier le débat. A le canaliser en des endroits où elle peut le contrôler à loisir. On nous dit que la modération sera “à posteriori” et que c’est d’une ambition incroyable. Ok. Moi je suis persuadé que certains débats, certaines questions, seront pushées en home, au bon vouloir des désirs du président, pour servir de soutien à ses chevaux de bataille. Réfléchissez, putain. Je suis pas du genre conspirationniste, mais cessez de croire que la politique, qui plus est à ce niveau, est un truc bon esprit, qui rassemble des enfants de chœur. NKM est très maligne, sous son apparente accessibilité elle manie très bien la langue de bois à sa façon, elle joue de son image, elle reste en retrait des débats qui pourraient entacher son aura. Tout est calculé.

Alors qu’on nous prépare la refonte du site Elysee.fr (qui apparemment ne sera qu’une grosse resucée du site whitehouse.gov) j’aimerais appeler à un peu plus de vigilance. Bon, les blogueurs qui se rendent à des invitations, jouasses comme des pucelles d’être enfin “importants” c’est peine perdue, mais vous, les lecteurs, vous les gens qui réagissez sur twitter, ayez du recul, bordel.

Vous savez, au fond, “I’m just asking questions”.

nkm-wut

edit : MISÈRE ! On me signale que quelques blogueurs politiques étaient aussi invités ! Ça me discrédite complètement, oubliez ce billet svp, je voulais juste faire ma pub :<

edit : ² Vous pouvez aussi lire le mauvais article truffé de coquilles de Mry ici : http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2010/01/les-createurs-de-possibles-est-un-desir-d-avenir-moderne.html et puis un coup de pouce à un petit site qui démarre et dont l’article est pas mal.

Un truc à retenir de LeWeb09 ?

J’ai bien aimé la prez de ce mec (Gary Vaynerchuk) :

http://garyvaynerchuk.com/post/280638196/gary-vaynerchuk-le-web-keynote

Les billets sponsorisés font débat, ah ah.

Vous ne pouvez pas imaginer mon amusement devant l’émoi qui a saisi dernièrement la toute petite blogosphère française. Il aura suffit de 4 billets sponso bien placés pour que le microcosme s’enflamme.

Continue reading ‘Les billets sponsorisés font débat, ah ah.’

Fais ta pub. Profite du buzz.

WELCOME :3

Ces derniers jours j’ai eu l’insigne honneur d’avoir comme lecteur de mon blog sieur Éric Dupin, grand pape de la blogochiotte française, tout du moins depuis que Le Meur s’est cassé outre-atlantique. Verdict :

je confirme : tu es un petit con, et la lecture de ton blog le confirme largement

Je n’en attendais pas moins. Venant d’un mec pourri jusqu’à la moelle (interview monnayéeposts sponsorisés biaisés, promotion éhontée d’entreprises basées sur du crowd-sourcing, j’en passe et des meilleures) c’est un grand plaisir de voir mon “blog” (qui tient plus de la coquille vide) être apprécié de la sorte.

J’ai taclé messire Presse-Citron, car non content d’avoir déjà plus de 8 800 followers, Eric Dupin (qui se décrit comme consultant Internet) est allé jusqu’à souscrire à un service qui promet 100 nouveaux followers par jour pour asseoir sa cyber influence. Les clients pour qui il fait du consulting apprécieront la maîtrise. Priceless.

Pour le blog geek et high-tech de référence, on repassera. Par contre pour le blog de lama en manque de reconnaissance je pense que vous avez frappé à la bonne porte. Problème, selon monsieur Presse-Citron, si je l’ai ainsi pris à parti, c’est car j’ai besoin de me faire de la pub.

Et là, les bras m’en tombent, je suis perdu, je me crève les yeux d’une main tandis que je me frappe les testicules de l’autre. Presse-Citron n’a rien compris. Je sais que ça ne devrait plus m’étonner venant d’un mec qui a pu croire qu’on pouvait magiquement gagner 100 followers (qualifiés ?) par jour, mais merde. Faire de la pub pour quoi ? Mon blog sur lequel je ne poste jamais ? Mon twitter sur lequel je ne raconte que de la merde ? Mon job ?

Non monsieur Presse-Citron, tout le monde ne raisonne pas comme toi sur Internet. Il y a des gens qui font des trucs gratuits.

Le mec il dit « je te tue gratuit ». Gratuit ! C’est pas mortel cette phrase ? Eh Vinz c’est pas mortel cette phrase « je te tue gratuit » il a dit gratuit.

Je n’ai rien à promouvoir. Quand je plombe une Bulléine, quand je réponds à Paingout au téléphone, quand je raille un Stagueve, quand je chie sur Presse-Citron, c’est gratuit (les liens c’est pour qu’ils débarquent ici, ça ne rate jamais). Enfin, pas gratuit au sens injustifié, gratuit au sens désintéressé. Car ces gens là, ils font de la merde. Donc c’est un peu justifié de se foutre de leur gueule. Sauf que ces gens là, ils ont tellement pas l’habitude de faire des trucs gratuits, qu’ils arrivent pas à comprendre. Pourquoi un mec irait faire quelque chose qui n’est pas dans son intérêt direct ? Quel espèce de malade prendrait le risque de contrarier les caïds de l’influence, les ambassadeurs des marques les plus puissantes au monde ? Il a vraiment envie de se faire google-bomber le salaud ? Il a vraiment envie de passer sur la liste noire de tous les évènements hype des 10 prochaines décennies (geek-chic, blogueurs du quart sud-ouest, paris twitt-t-il) ? Il a envie de se voir refuser ses bons d’achat pour le gel novocasual et avoir trop la honte au franprix ?

Alors à nos très chers saboteurs du web, aux profiteurs d’abandon, aux catins de luxe de l’Internet français, je dis une chose : nous avons quelque chose que vous n’avez pas, notre liberté de ton totale sur Internet. On a rien à perdre, rien à gagner, on ne drague personne, on a pas besoin d’être dans les petits papiers de qui que ce soit. On est sur le web depuis aussi longtemps si ce n’est bien plus longtemps que vous. Et on trouve que vous faites de la merde. Il y a beaucoup de personnes qui ne prennent pas la peine de vous le signifier, mais certaines le font, pour le lulz quoi. Pour voir vos petits messages outrés, pour voir comment vous allez essayer de vous auto-convaincre qu’on est que des trolls de 17 ans, anonymes, jaloux, avec des vies de merde, pour nous délecter du back-up de vos fanboys qui viendront panser vos plaies avec leurs petites langues dociles, en espérant une @réponse ou mieux, un backlink.

Mais vous savez que ce n’est pas le cas. Pas toujours. Le doute est en vous. Et si des gens sensés, d’âge mûr, trouvaient réellement et objectivement que vous faisiez de la merde ? Ah ! Ultime recours ! Demander à ces mêmes personnes “Mais toi, alors, tu fais quoi de si beau pour te permettre de critiquer ?“. Imparable, systématique, mais surtout aveu détourné (”Admettons que je fasse de la merde, j’ai au moins le mérite de faire quelque chose. Et toi, à quoi tu joues ?“).

Et là encore, vous ne comprendrez pas que certaines personnes ne ressentent pas le besoin de spammer leur twitter de “J’AI FAIT ÇA, PLEASE RT”, “JE SUIS INTERVIEWE LA HIHI PLEASE RT”, “JE BOSSE SUR UN CHOUETTE PROJET AVEC MES COPAINS DE BLOG, PLEASE RT”. Il y a des gens qui font des trucs, dans l’ombre pour ainsi dire. Dont la fierté ne se mesure pas en backlink, en re-tweet ou en nombre de PV par VU.

Enfin, je vais abréger, car la vraie vie me rappelle à elle. Pour conclure je vous dirais une chose : je pense qu’on ne se comprendra jamais. Continuez à vous flouer, à vous dire qu’on est des nolife de 17 ans, continuez à faire de la merde, vous ne trompez que les aspirants influents et les marques qui vous lâchent des thunes, sur les conseils d’agences qui vendent du vent.

Je vous aime.

Signé : Kévin, 17 ans.

edit : dans les commentaires, Eric, qui n’a pas peur de la contradiction, nous raconte qu’il y a en moyenne 50 nouveaux followers (on imagine naturels) par jour sur son compte twitter. Quand j’ai écrit cet article, il était à 8 808, 39 heures après, il en est à 8 838, avec 4 comptes à fort potentiel d’influence. Stay as you are, Eric.

Affaire Ekinoxe.

Certains le savent peut être déjà, j’ai été aux prises avec Ekinoxe pour avoir eu le malheur de mettre en garde sur un forum une personne qui s’était faite démarcher par un de leurs commerciaux.

Vous serez donc joyeux d’apprendre que l’affaire n’en reste pas là, des clients mécontents sont actuellement en train de se fédérer pour mener des actions en justice.

Pour suivre l’affaire :

http://memoriatenere.free.fr/wordpress/

http://forum.lesarnaques.com/internet-probleme-fai-hebergeur/appel-temoin-contre-ekinoxe-origin-t65176.html

Romain Libeau vs Baptiste Fluzin (c’est moi ça).

Trop marrant Internet !

Voilà finalement le billet. J’aurais préféré m’en passer. Le caractère éphémère traditionnel du lulz aurait commandé qu’on rigole ou qu’on serre les dents un bon coup, en fonction du camp dans lequel on se trouvait, puis qu’on passe à la suite, le lendemain par exemple, ou la semaine suivante, grand maximum. Hélas…

Continue reading ‘Romain Libeau vs Baptiste Fluzin (c’est moi ça).’