Les billets sponsorisés font débat, ah ah.

Vous ne pouvez pas imaginer mon amusement devant l’émoi qui a saisi dernièrement la toute petite blogosphère française. Il aura suffit de 4 billets sponso bien placés pour que le microcosme s’enflamme.

Et là je rigole à gorge déployée.  Je ne sais pas comment vous donner une idée de la chose.  Imaginons : depuis des années vous faites de la prévention contre les grossesses indésirées au sein d’un camp de brebis pucelles, sans succès, les vierges poilues se retrouvent en cloque les unes après les autres. Pis ! Elles s’en satisfont. Mais voilà que germent simultanément 4 chiards dans le ventre de 4 d’entre elles et subitement le troupeau s’ébranle. Panique chez les ovidés. L’une d’elles grimpe sur un rocher, accuse, en brandissant son doigt vengeur. Si certaines la soutiennent, l’esprit de troupeau reprend vite le dessus, il faut expurger la brebis pucelle galeuse. Les liens d’amitié se délitent, certains feignent la surprise.

C’est à la fois désarmant et savoureux. Désarmant car vous vous esquintez depuis des années à dénoncer ce qui vient tout juste de se produire, avec pour seul résultat le fait de vous retrouver catégorisé comme un vil impie. Et savoureux, car au final, vous avez perdu depuis longtemps vos illusions, du coup, voir la panique saisir ainsi les animaux vous procure un spectacle agréable.

Mais une fois l’amusement retombé, que faut-il retenir de cette affaire ? La première chose, c’est que les années passent, mais que la nature humaine ne change pas. Et les blogueurs, quoi qu’on puisse en penser, sont humains, avec tout ce que ça comporte de triste : la mauvaise foi, la solidarité subite face à l’adversité et la critique (liée à la peur de la remise en question), l’appât du gain, l’hypocrisie…

On se retrouve donc avec quatre guignols, quatre branleurs qui avaient envie de mettre du beurre dans les épinards, quatre ploucs que certains ont pu considérer à leurs dépens comme leurs “amis”. Ces quatre bouffons font un billet sponsorisé minable, en ne le précisant pas, sauf un, je crois. Le fait que la mention “billet sponsorisé” ne soit pas clairement présente soulève les désormais classiques questions, à une époque la suspicion des lecteurs était moindre. Désolé les mecs, mais la douce innocence de vos moutons de visiteurs est morte sur l’autel du fric, du trafic d’influence, sodomisée par les ambassadeurs de marques que les annonceurs n’ont jamais voulu, mais que les agences ont très bien su leur vendre. Car de mon point de vue, il y a deux catégories de personnes qui se font enculer dans l’affaire. Les marques, et les lecteurs. Pour le profit (important) des agences, et dans une moindre mesure, n’est pas escort-girl qui veut, le gagne-misère des catins du web. Celles qui vous refilent des MST rien qu’à la lecture de leurs torchons virtuels.

Les lecteurs, d’abord. Non contents de se nourrir d’une soupe infâme, composée à 80% de traductions de blogs US; il suffit de lire digg pour avoir autant d’infos que les rois de l’influence hexagonaux; les lecteurs se font baiser malgré eux. Mais c’est de leur faute, les cons. Ils n’arrivent pas à décoder les formules savantes qui désignent maintenant les “billets sponsorisés”. En lieu et place d’un franc “ATTENTION, JE VIOLE TON CERVEAU POUR DE L’ARGENT” on lit maintenant “CANAL+ M’A AUTORISÉ EN EXCLUSIVITÉ À RÉPANDRE MA SEMENCE SUR TON VISAGE“. J’aime les mots, alors je décrypte, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Et les agences le savent bien. Sinon pourquoi une équipe de culs de jatte du web déclareraient, la verge à la main, encore aveuglés par leur intelligence, l’érection proportionnelle à leur fierté, NOUS AVONS INVENTÉ LE BILLET INDÉPENDANT. Les mots sont comme les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut, et il y a moyen de bien baiser les veaux qui nous servent de compatriotes avec, certains l’ont bien compris. Car ils ont beau être cons comme leurs pieds, les bœufs, on a beau leur chier dans la bouche, ils gagnent de l’argent, ils ont une souris avec laquelle ils cliquent, ils remplissent des sondages, naïfs qu’ils sont, et tout ça, ça vaut de l’or. On va les presser jusqu’à la dernière goutte, ces smicards nouveaux de la classe moyenne, on va leur faire acheter des paires d’adidas par dizaines, juste car ils auront vu le berbère le plus con du net en porter. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est lui même, dans les commentaires.

Les marques, et c’est peut être le pire (car je ne plains pas les lecteurs de blogs-poubelles), se font aussi entuber profond. Il y a quelques années, on pouvait les rouler dans la farine avec du vocabulaire technique, leur vendre du flash 5 fois le prix, leur faire payer des mises à jour alors qu’on avait des CMS en interne et que ça nous prenait 10 minutes, c’étaient de gros cons qui ne comprenaient rien au web. Mais la donne a changé. Certains chefs de projet à la con sont passés chez l’annonceur, ils font les malins maintenant, ils te parlent de pérennisation, de données dynamiques et exportables, ils te demandent tes fichiers sources. Merde. Il fallait trouver un nouveau moyen de faire cracher les thunes à ces salauds de clients. Leur vendre un truc auquel ils ne pigeraient rien. Les arnaquer au maximum. Et là, les blogs sont arrivés. Alléluia ! Nouveauté salvatrice ! Chaque nouveauté apporte toujours son lot de confusion chez ces mongoles friqués que sont les clients, les agences le savent bien. Mais car il est difficile de les enculer vraiment sous son nom propre, quand on est une agence qui date, il faut créer de nouveaux enfants handicapés, des frankenstein taillés sur pièce pour aller chercher l’argent où il se trouve. Les investisseurs accouchent d’une chiée de gosses difformes, on voit fleurir des agences aux noms bidons, pour ceux qui n’ont pas d’idée ce sera avec buzz dedans, ou bien avec you (ça fait style on parle anglais), pour les autres, les artistes de la dénomination, ça donnera juste de la merde, passage clouté, dos d’âne, isotube.

Allez, à l’attaque. Ces nouveaux purs players de la mythomanie vont pouvoir générer du cash. On va donc vendre des events blogueurs (en anglais ça veut dire événement, mais en français il y a vent dedans). Il faut identifier le haut du tableau, pour ne pas inviter les premiers péquenauds venus. Au début, faire ce genre de soirées, c’était facile, il suffisait d’inviter les gens qui avaient de la thune, ou qui donnaient l’impression d’en avoir, les peoples. Mais Internet a foutu le bordel la dedans et sur la toile, un boutonneux de 17 ans peut maintenant se retrouver avec plus de pouvoir qu’une pute siliconée s’il sait trouver les bonnes vidéos rigolotes au bon moment. Heureusement, il y a des cons qui vont s’atteler à faire des classements, impec, ça va nous donner une échelle pour pouvoir enculer nos clients. On fait des évènements donc. Au début ça marche au prestige. Bonhomme, t’as de la chance, on t’a choisi toi pour t’inviter à une soirée d’exception, le lancement du nouveau nokia. Les blogueurs sont contents. Et puis le temps passe. Et les blogueurs se rendent compte qu’il y a beaucoup de nouveaux produits qui sortent, ça les fait chier. Il va falloir commencer à les payer. Bonhomme, t’as de la chance, on va te filer 100€ pour que tu ramènes ton cul à cette soirée. Mais les soirées, les évènements, c’est pas top, ça a un côté élitiste, exclusif, et puis ça pérennise pas vraiment la présence de la marque sur la toile. On va donc passer à l’étape suivante, déployée depuis quelques temps dans la presse traditionnelle, le publi-rédactionnel. Bonhomme, t’as de la chance, on va te filer le nouveau rasoir qui te permet de te raser les couilles sans te couper, mais en échange, tu vas nous pondre un petit billet sur le sujet. On te lâche 300€, sale pauvre. Et là, magie, on commence à pouvoir pondre des discours bullshit stratégie aux clients. “Ouais vous voyez, les billets, après, ils apparaissent dans les résultats de recherche, et c’est génial, parce que du coup, si vous en faites plein, vous avez plein de fois votre nom dans les résultats de recherche !“. Mais le temps passe, et les annonceurs, bien que se faisant enculer avec le sourire, vont devoir aller plus loin. Désormais, on va parler d’ambassadeurs, on va essayer de pérenniser la relation de la marque avec des interlocuteurs choisis. Bonhomme, t’as de la chance, si t’es assez con pour accepter, en échange d’un peu plus de thune, tu devras maintenant ne plus utiliser que notre marque de brosse à dent électrique. Bam. Concept. Les ambassadeurs. Anonymes évangélistes enviés par toute une chiée de moutons-lecteurs du fait de leur subite et usurpée notoriété. On a recréé le schéma télévisuel sur Internet. La gloire. La notoriété. Toi aussi, maintenant, tu vas vouloir en être, et pour cela, il va falloir suivre le mouvement. Déluge de commentaires saliveux, on se pompe dans tous les gens. “C’est trop génial, j’adore ce que tu fais, t’as trop de la chance, enfonce-la moi encore“. Les blogueurs star, qui sont maintenant de vrais petits roitelets, ne se sentent plus pisser. Ils vont commencer à faire “gagner” des trucs à leurs lecteurs. Le juste prix, c’était chiant, il fallait deviner des choses, c’était dur. Maintenant c’est lâche ton com, et si t’es le centième, tu gagne ce truc dont je ne veux plus, qui encombre mon salon, de toutes façon, demain UPS viendra sonner pour m’apporter quelque chose de mieux.

Mais le temps passe. Les roitelets deviennent plus nombreux, les rivalités se créent, les moutons se lassent, les couteaux sont tirés. On aspire à plus de transparence, l’excitation de ce flot de thunes sur la blogosphère retombe, ce n’est pas une vie de tester des yaourts et d’aller assister au lancement du dernier anti-virus, certains blogueurs sponsorisés tentent de trouver de vrais jobs, ils deviennent community managers, chefs de projets, consultants, ils montent des groupes média

Voici venu le temps de la sagesse. C’est l’histoire du rock and roll qui se déroule sous nos yeux, je sais pas si vous réalisez. En moins hardcore et en accéléré, mais sinon on est en plein dedans. Au début on se drogue, on nique les fans, et puis on se fait vieux, on arrête la coke et on tente de remplir des stades. Remplacez les mecs torses nus aux cheveux longs par des ados méchus maigrichons qui se prennent pour l’élite et on y est. Problème. Cette supposée sagesse va devoir cohabiter avec le bas du peloton, la longue traine, qui tente de se faire du fric en faisant du billet sponso à l’ancienne.

Non, c’est mal ! Il faut plus de régulation, plus d’honnêteté” diront les anciens. “T’es pas le mieux placé pour nous dire ça, ducon” répondront les nouveaux, railleurs. “Ta gueule, t’es plus mon pote” dira le mec de mauvaise foi qui a décidé que merde, il faisait ce qu’il voulait, comme il le voulait.

Et voilà. On est en octobre 2009. La blogosphère a accouché de son premier e-drama purement interne, promis juré j’y suis pour rien, j’étais en week end. Et moi je me délecte de tout ça. Pour la première fois dans ma vie, je ressens la jouissance que doivent éprouver les gars de l’UMP contemplant le PS. Je suis sans doute détestable en cet instant pour ceux qui se battent dans la boue, mais mon sourire immaculé ne pourra pas s’effacer de mon visage, même si vous me cassiez la gueule.

Car j’aime bien jouer au visionnaire, voici ce qui va se passer. Les clients se rendront compte qu’ils se sont fait enculer, que les blogueurs, que les ambassadeurs, ça rapporte pas tant que ça (le nombre de commentaires et de vues sur les billets et vidéos, tous blogs confondus, est en chute libre, pour des marques qui désirent entamer le dialogue avec leur cible, ça doit être décevant). Les agences dotées de trois chromosomes 21 qui ne savaient faire que ça vont crever. Les blogueurs retourneront à une vie plus saine, plus tranquille, subsisteront quelques marionnettes qui envers et contre tout continueront à pratiquer le blog comme en 2002, vantant les mérites de poussettes sur des blogs “geek et high-tech de référence” (dédicace). Et on pourra peut être passer à un nouvel âge de la communication, une nouvelle ère pour la pub, plus responsable, plus intelligente, et moins basée sur le matraquage du nombre d’affichages ou sur la façon de faire passer pour du contenu personnel du contenu qui a été acheté.

Ce qu’il faut retenir de tout cela : Tout d’abord, que je ne suis pas un troll comme les autres. Je bosse dans la pub et même si j’ai du mal à l’admettre, ça doit quand même être quelque chose qui me passionne pour que j’y consacre autant d’intérêt et d’énergie (ça fatigue de troller et de lire vos conneries). Les relations sur Internet sont à double tranchant. On ne se fait pas réellement d’amis sur Internet, tout au plus se crée une relative proximité liée au fait qu’on poursuit pour un temps donné des objectifs communs. Gare aux changements qui surviennent si vos chemins se séparent ou si vous faites preuve d’un subit excès de franchise. Les marques ont besoin d’être courageuses, pour amorcer un des plus grands tournant de leur histoire en terme de communication (qui au fond n’est peut être qu’un retour aux sources) : oser enfin établir une relation de réelle intelligence avec leurs clients, une relation qui soit déconnectée d’objectifs financiers directs (oublié le ROI instantané, ça n’existe pas, ou alors que sur de mauvaises bases qui ne seront pas pérennes). Votre cible a besoin que vous lui montriez un visage humain. Et il n’y a rien de plus facile à distinguer qu’un faux visage humain d’un vrai. Oubliez vos stratégies de communication, on est dans le domaine de l’affect, de la relation d’individu à individu, et tout comme dans une relation de couple, ça doit se construire sur des bases saines, sur une confiance mutuelle, qui ne peut pas exister si l’une des parties a l’impression que l’autre cherche à la tromper. Cessez de payer pour que des gens prétendument connus ou représentatifs d’une frange de la population testent vos produits, allez à la rencontre des vrais gens, dans la rue. Ça prend plus de temps et le résultat n’est pas garanti, mais si votre produit est bon, si votre approche est la bonne, alors l’honnêteté et la sincérité du résultat que vous récolterez vaudra sans doute les économies de bout de chandelle que vous auriez réalisé en bénéficiant d’un panel d’utilisateur assemblé sur commande.

Il faut oublier les logiques consuméristes qui ont régit la façon dont on a communiqué depuis tant d’années. Je pense que pour une marque, il vaut mieux avoir un noyau dur de clients, fidèles, qui se reconnaissent dans les valeurs incarnées par les produits vendus, plutôt qu’une masse plus large, difforme, de clients dont aucun d’entre eux n’est réellement satisfait. Sans compter que cette masse est sujette à des fluctuations difficiles à expliquer, à analyser, ceux qui prétendront pouvoir le faire vous vendront du vent, tandis qu’un noyau dur de clients est plus facile à connaître et à satisfaire, il ne s’en va pas une fois la mode passée.

Il va falloir penser local, limiter les intermédiaires, faire confiance à vos employés, micro-manager pour adapter votre stratégie rapidement et différemment selon les cas de figure, vous recentrer sur la qualité, des produits ET de la relation que vous avez avec vos clients. Et surtout, surtout, rester honnête. Une personne préfère être traitée sincèrement comme un client apprécié, que d’être traitée prétendument comme un client VIP. Réapprenez à signer vos lettres vous même, à personnaliser vos e-mails, au final, vous y gagnerez.

Un dernier point, concernant ma façon d’écrire et la virulence de mes propos. Je m’en explique de la façon suivante : de nos jours, dans l’atmosphère consensuelle permanente, si on veut marquer, il faut s’exprimer de façon à sortir du lot. Il n’y a pas de mal à malmener un peu ceux qu’on critique. Je préfère une charge vulgaire et violente basée sur un fond réel, plutôt qu’une critique suave nuancée qui ne vous fera pas vous remettre en question. Un peu de franc parler. Quand quelqu’un fait de la merde, il faut le lui dire. Vos trolls ne vous détestent pas toujours.

PEACE & CHARCUTERIE

(Sauf toi là, Dupin, toi on te la fait gratuite). Les liens pour que les concernés ramènent leur cul, Korben, Guillaume, Viinz, Presse-Citron, et Soymalau, le BL ça marche toujours.

58 Responses to “Les billets sponsorisés font débat, ah ah.”


  1. 1 Leg'Z

    Être virulent et franc pour marquer, oui, ça marche souvent, dommage que la longueur de l’article ne nuise à cette volonté de choquer…

    Si tu comptes sur les lecteurs qui lisent tout à fond alors ceux-là n’ont pas réellement besoin d’un truc cru qui t’prend par la croupe et t’retourne comme une crêpe, ceux-là ont un minimum d’envie et de volonté d’allé voir un peu plus loin.

  2. 2 lovny

    ouais cette vieille arlésienne du cracheur dans la soupe revient souvent : mais je veux dire qu’attends tu donc pour démissionner et te mettre à ton compte ou aux assedics ??? On est comme ça : on a faim on a besoin d’argent. Tout le monde ne réfléchit pas avec une éthique car peu de gens en ont une, mais certains. C’est comme cela dans tous les milieux et depuis toujours. Sinon excuse moi si j’ai la flemme tu parles de quels billets sponsos ? Je dois devenir trop distance rapport à la blog : j’ai pas suivi. Ha oui c’est vrai j’ai une vie à part mon travail et mon blogue qui est un vrai plaisir et pour lequel je ne suis pas payée des 100 et des milles pour écrire…Bisous

  3. 3 lovny

    Pourquoi tant de N ?

  4. 4 lovny

    après avoir relu l’article de plus près je suis d’accord sur le fond bien sûr mais ce que tu conseilles, seules très peu de marques peuvent le faire : elle n’ont aucun visage humain à présenter puisque leur seule motivation c’est le pognasse ah ah…et nous on les aide et pour pas un rond en plus ? Non pas moi, ou alors pas souvent

  5. 5 baz

    Bien d’accord

    Pour se bouger le cul et aller à la rencontre des gens y a personne.
    pour dépenser des milliers dans une campagne foireuse on fait 15 réunions, mais pour voir si on aurait pas une exclu produit ou contenu “vraiment intéressante” à offrir/faire se confronter avec les fans y a plus personne (voire une action écolo pour s’engager vis-à-vis d’un cible mais faut pas rêver: ca pourrait être intelligent et utile mais les patrons de marque commerciaux ne pourraient plus refourguer leur daube marketing périmée dans le projet)

    En revanche ce qui est flippant c’est que plein de clients ne sont pas encore du tout à ce niveau de réflexion, ils sont encore à payer des centaines de milliers d’euros en bannière de merde inutiles et savent à peine ce qu’est un billet de blog

    la bise et bonne soirée

  6. 6 legoupil

    J’ai vibré, j’ai vibré en lisant. Apogée juste avant les recommandations “ce qu’il faut retenir de tout cela”. Rien à dire. Le fennec retourne dans sa tanière, satisfait de voir que d’autres partagent la même opinion. J’en ai presque éjaculé dis donc!

  7. 7 Chris

    Hoo mais dit donc, y’a déjà le gratin de la blogolol ici.

    “Non pas moi, ou alors pas souvent” dixit lovny

    Pourquoi pas toi ? Et pourquoi en suite toi mais pas souvent ?
    Je ne comprends rien. Que ce passe-t-il ?
    Le faite de se prostituer peu souvent n’est pas pire que de le faire tt les jours ?
    Je pense quand mm qu’une catin qui suce tt les jours le fait bien mieux que la bourgeoise qui veut juste arrondir ses fins de mois…

  8. 8 Gonzague

    j’adore. et y a rien à ajouter.

  9. 9 HugoStan

    Juste parfait…

  10. 10 brakwiz

    “Je pense quand mm qu’une catin qui suce tt les jours le fait bien mieux que la bourgeoise qui veut juste arrondir ses fins de mois…” :)

  11. 11 Nicolas Chavardès

    Merde je devais aller faire du vélo d’appartement et je me suis retrouvé à lire ton pamphlet, très bon au demeurant.

    C’est dommage car toutes les merdes que tu as cité ne liront pas ton article. Il est trop long pour eux. En tout cas Dupin, il ne le lira pas, c’est sûr.
    Il va te répondre hein, dupin, c’est sûr, mais il ne lira pas tout. D’ailleurs, dans sa réponse, il te dira : je n’ai pas tout lu, je ne suis pas capable de lire quelque chose d’aussi long, mon cerveau s’enraye, tu peux me faire un résumé sur twitter s’il te plaît ?

  12. 12 Diego

    LA NOUVELLE WEBSERIE DE CANAL PLUS S’APPELLE geeky ET C’EST TROP DE LA BOMBE LES FELLAS !!!!

  13. 13 Yom

    Je vais dans le sens de Gonzy et ne vais donc rien rajouter, car tout est dit et que je suis totalement d’accord (meme si je suis un sacré enculé de profiteur puisque je fais parti des 4 guignols/branleurs/ploucs).

    Cependant, tu (Soymalau) parles de Publi-rédac dans ton billet, et c’est la que nos avis divergent… Il conviendrait dans le cas échéant d’utiliser le bon terme, celui de “Publi-sponsorisé”. La différence existe, et le débat qui a eu lieu en ce moment ne fait sens que parce que les avis divergent sur cette “pratique à la con”…

    Bref, force est de constater que ton article est très bon, j’en parlerai bien avec tout autour de ton plat de charcuterie en écoutant “My balls are ok”.

    Cheers

  14. 14 Diego

    LA NOUVELLE WEBSERIE DE CANAL PLUS S’APPELLE geeky ET C’EST TROP DE LA BOMBE LES FELLAS !!!!

    HAHAHAAHAHHAAHAHAH

  15. 15 Gonzague

    Yom : Billet sponso / Publi-rédac :)

    Dans les deux cas la mention est importante :)

    Diego : ça a l’air dément. Please RT Wikio Lol. :P

  16. 16 Captain Web

    Bon, je crois que tout est dit, mais moi aussi je vais laisser un com même si j’ai rien à rajouter! Qu’est ce qu’on ferait pas pour avoir un backlink en no-follow quand même (mais qui sera quand même prit en compte par Lycos (va chercher lycos…)).

    Sinon, je tiens à dire qu’on ne pense pas assez aux petits blogueurs comme moi qui aimeraient bien recevoir de la caillasse aussi! Je prends n’importe quoi en plus, je suis pas fier. Un petit article sponso pour rester propre et digne s’il vous plait! Mes 1000 visiteurs par jour seront sensible à vos produits régionaux à base de foie de poneys (98,7% de taux de rebond ok, mais les spiders restant sont super fidèles, ils reviennent tous les jours).

    Ah sinon je me suis bien marrer en lisant l’article, ça me rappelle la soirée des 10 ans de messenger dont je parlais dans le dernier podcast. Bon, sur ce j’y vais, je dois finaliser le dossier de presse de mon blog pour l’envoyer à William Saurin.

  17. 17 Yom

    Gonzague,

    On en reparlera demain midi ;)

  18. 18 Petit louis

    Joli billet. Un peu long pour moi , mais belles idées..

  19. 19 Tijuana

    Remarque, avec cette histoire, les billets sponso ont été beaucoup plus vus que d’habitude ^^

  20. 20 Romain

    http://lagene.wordpress.com/2009/09/25/jfais-pas-ca-pour-largent-mec/

    Tu n’es pas seul face à l’adversité.
    D’autres ont pris les armes.
    La révolution est en marche
    Il ne sera pas dit que nous serons engloutis par les cons.

    Je viens de verser une larme tellement la grandeur d’âme de ce post m’émeut.

  21. 21 Romain

    Bon je viens de me relire.
    J’ai peur de moi.
    Evidemment c’est du second degré, je ne suis pas un fanatique.

  22. 22 Rémy BLANCHARD

    En plus du fond j’adore la forme la belle ouvrage!!!

  23. 23 Anomnyme.

    Bite.

  24. 24 Pecky

    Très bon article que j’ai pris plaisir à lire en plus d’en partager l’essentiel. Je reste toutefois beaucoup plus pessimiste en l’avenir de la pub telle qu’on nous la sert, aussi bien à la télé, dans les journaux, que dans les blogs, au travers des catins que tu as si bien décris.
    Surtout avec les campagnes de pub de “TF1 publicité”, je me dis que les agences de com’ de cons ont encore de beaux jours devant elles

  25. 25 Gonzague

    Yom : j’aurai bien voulu qu’on en parle mais tu repousses :D

  26. 26 Madel Floyd

    MER IL ET FOU

  27. 27 fbparis

    Bonne rigolade et en plus dans le fond c’est plein d’intelligence ! Bravo.

    @gonzague que je connais pas et que j’ai pas envie de connaitre, je signale qu’il existe le mail, ou les sms ou je ne sais quoi si il a des choses à dire à l’autre (yom). Plutôt que d’étaler vos problèmes d’agenda qui n’interessent personne n’importe où. On a un peu l’impression du mec qui n’est pas chez lui et qui va chier tranquillement dans le salon..

  28. 28 francbelge

    Je voudrais bien réagir mais j’ai une opé blogueurs au Lidl de Chilly-Mazarin. Je re.

  29. 29 mattGNU

    ENKULER DE RIRE

  30. 30 Marie

    Excellent billet, j’approuve autant la forme que le fond :)

  31. 31 Jean Gillet

    Tu profites du buzz…

  32. 32 Emmy

    Moi je dirais juste que ce billet c’est vraiment une grosse daube, comme la plupart de tes posts en général, de toute façon t’es qu’une petite merde soymalau.
    Tout ça parce que je suis un peu une rebelle 2.0 et que je voulais pas mettre un commentaire de suce-boules.

    Bon après midi tout de même.

  33. 33 woumpah

    Un mot pour définir ta délicieuse diatribe : jalousie.

    Dans le fond tu es comme tout le monde, un artisan numérique qui n’a qu’une seule envie : s’afficher aux soirées ambassadeurs et débattre autour du dernier Reflex numérique en picorant des chips premier prix, une bouteille de Vitamin water à la main.

    (et je ne te cache pas que moi aussi, ça me fait rêver, alors je m’accroche… J’ai mon petit espace perso sur le web… ma petite audience… j’attends encore un peu… puis je vais monétiser… hihihi)

  34. 34 Gonzague

    fbparis : quelle réaction intelligente (que je connais pas et que j’ai pas envie de connaitre) . voilà c’est passé , tu as fait ton caca nerveux ? ;-)

    Jean Gillet : Korben sors de ce corps ! :mrgreen:

  35. 35 Emmy

    (En revanche, je dois avouer que j’apprécie toujours autant tes savoureux plateaux de charcuterie qui me mettent l’eau à la bouche.)

  36. 36 Nicolas Chavardès

    Non gouzy, le commentaire de jean gillet est plus du dupin’s, il avait déjà accusé soymalau d’avoir fait son dernier billet pour attirer du trafic.

  37. 37 PoT_de_NuTeLLa

    Canal + vous recommande de manger des slips ! foncez !

  38. 38 Gonzague
  39. 39 Jean Sarkozy

    Ça c’est du buzz !

  40. 40 guillaume

    Le débat sur les blogs m’ennuie.
    Cependant la deuxième partie concernant la façon de communiquer des marques est pertinente et pose les bonnes questions. Des marques qui n’existent plus à taille humaine ont elles réellement une chance de retrouver un soupçon d’humanité dans leur manière d’exister et de communiquer ?
    Une marque dont l’ADN (Toi aussi utilise le jargon des directeurs marketing) ne comporte aucune valeur d’authenticité peut elle changer (sans simuler) et adopter une stratégie de transparence, écouter ses clients et mettre en place une communication honnête ?
    J’aime à croire que oui…

  41. 41 Nicolas Chavardès

    Oups, au temps pour moi gouzy. Tiens tu veux pas faire une petite vidéo dans laquelle tu réponds aux commentaires de malau ? Ca pourrait être sympa !

  42. 42 Gonzague

    Nicolas : haha on va pas continuer trop :-P
    Guillaume : je pense que oui aussi mais c’est un travail énorme et de longue haleine!

  43. 43 Anh

    Respect ;)

  44. 44 Gonzague

    Anh : il faut se renouveler là :-D tu mets trop “respect” :D

    MER IL ET FOU !

  45. 45 choub

    La question rigolote : jusqu’où est-on perverti par l’envie d’être lu/vu/suivi ? C’est peut-être ça le nerf de la guerre… des marques aux consommateurs et des blogueurs aux lecteurs… si tout le monde à droit à une part du gâteau, et si tout le monde la prend (sa part) il devra se contenter d’une petite (part). C’est comme ça

  46. 46 bcolin

    Belle prose. J’ai bien aimé :

    “faire passer pour du contenu personnel du contenu qui a été acheté”

    Mine de rien elle résume très bien la problématique.

  47. 47 Julien

    J’ai lu le billet de gonzague, et j’ai rigolé. Genre ça fait pas 10 ans qu’on parle de ce problème. Le tout sur un ton consensuel genre “mais peut être que ce ne sera plus mes amis après lolilol”.

    Dupin il était perdu pour internet, on ne s’en souciait plus. Mais korben putain, korben… (les autres je ne connais pas)

    Depuis qu’il fraye avec Éric vazy que je te fais du billet sponso de partout, et qu’en plus je ne le signale pas. Dommage c’était un bon blog, avec du contenu, mais au final ça devient le copié/collé de presse citron.

    Et vazy que je vends mon cul à Universal, et vazy que je mendie du blé pour mon serveur aux lecteurs alors que je me fait du blé avec la pub. Belle mentalité korben, bravo, exactement dans ta ligne éditoriale, continue. (jamais un billet sponso ne modifiera votre façon d’écrire hein ?)

    Quand au signalement des billets sponso, le soi disant fond du problème (pour moi c’est pas ça mais bon) Gonzague ménage Éric dont le blog est truffé de sponsos non signalés, ça lui permet de crier haut et fort qu’il n’en fait presque jamais. (au dernier compte officiel on en est à 26 je crois)

    En conclusion, je dirai que le billet de gonzague à eu le mérite de mobiliser (influence oblige je suppose) mais d’un autre coté l’interessé a lui même fait des billets sponsos (c’est pas pareil surement).

    Une manière peut être de remettre au gout du jour le fameux “si tu ne viens pas à lagardère, lagardère viendra à toi” ?


    Sinon puisqu’on parle agenda, on se le boit toujours à 20h ce coup ou quoi ?

  48. 48 on y croit

    Y a-t-il beaucoup d’articles sponsorisés sur Presse-citron ?

    Non. Les billets sponsorisés représentent moins de 1% du contenu total du blog.

    http://www.presse-citron.net/informations-sur-les-billets-sponsorises

    Ils osent tout chez presse citron

  49. 49 on y croit

    http://actu.abondance.com/2009/10/google-naime-pas-les-billets-de-blogs.html

    Notons qu’aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) demande depuis peu aux blogueurs d’indiquer clairement sur leur site le caractère publicitaire de certains billets ainsi rédigés et “sponsorisés”…

  50. 50 Acnee

    Tu verras fluzin tu grandiras un jour, quand tu auras surmonté le traumatisme de t’être mis tout le monde à dos aux Gobelins et d’avoir connu en exclusivité les honneurs du conseil de discipline. Tu grandiras, haha.

  51. 51 soymalau

    Hélas je crois pas en avoir eu l’exclusivité, du conseil de discipline, on était au moins deux, dans mes souvenir. Quant à m’être mis tout le monde à dos, je sais pas si c’est réellement le cas.

    Mais merci pour tes mots gentils. Je ne doute pas que les gens qui passent ici tomberont sur tes révélations fracassantes et me détesteront après les avoir lues. Sinon, tu es qui ?

  52. 52 Nicolas Chavardès

    Comme ça, sans réfléchir, je dirai que c’est un boutonneux.

  53. 53 Nicolas Chavardès

    (C’est parce que j’ai écrit sans réfléchir qu’il manque un s dans mon commentaire précédent).

  54. 54 Siamoize

    Mais comment tu rox en fait

  55. 55 soymalau

    Oh Siamoize je, je…

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